MANUEL D'EPICTETE
Petit problème, sur mon blog, au lieu de mettre des commentaires, mes lecteurs m'envoyent des messages, c'est pas grave, c'est un pretexte pour moi, pour donner des
pistes à tous. Aujourd'hui je réponds en même temps à Aude et à Pierre en leur conseillant une piste: lire un minuscule livre , le Manuel d'Epictéte.
un petit extrait pour vous mettre l'eau à la bouche:
"Souviens-toi que le désir est tendu vers son objet tandis que le but de l'aversion, c'est de
ne pas tomber dans ce qu'on redoute. Si l'on est infortuné en manquant l'objet de son désir, on est malheureux en tombant dans ce qu'on voulait éviter. Donc, si tu ne cherches à fuir que ce qui
est dépendant de toi et contraire à la nature, il ne t'arrivera rien que tu aies voulu fuir. Mais si tu cherches à éviter la maladie, la mort ou la misère, tu seras
malheureux.
Supprime donc en toi toute aversion pour ce qui ne
dépend pas de nous et, cette aversion, reporte-la sur ce qui dépend de nous et n'est pas en accord avec la nature. Quant au désir, pour le moment, supprime-le complètement. Car si tu désires une
chose qui ne dépend pas de nous, tu ne pourras qu'échouer, sans compter que tu te mettras dans l'impossibilité d'atteindre ce qui est à notre portée et qu'il est plus sage de désirer. Borne-toi à
suivre tes impulsions, tes répulsions, mais fais-le avec légèreté, de façon non systématique et sans effort excessif."
Bon courage.
par jean-claude pagano
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La bande de Möbius
Oui ou non, la bande de Möbius peut nous aider à y réfléchir
C’est bien, c’est mal ; c’est utile, c’est inutile ; c’est bien, c’est mal ; j’ai bien fait, j’ai mal
fait ? Pas si simple quelquefois.
La bande de Möbius, est une figure que l’on peut former
par exemple avec une bande de papier dont les côtés sont collés bout à bout après torsion d'un demi-tour. Du coup cette figure n’a ni envers ni endroit, et n'a… qu'une seule face. Cette figure
symbolise donc une sorte de mouvement infini.
En elle se retrouve également l'idée de cercle,
de l’éternel et inévitable retour. Figure également au symbolisme multiple où des couples d'opposés et sans doute se confondent (jour/nuit, bien/mal, vie/mort, masculin/féminin...).
par jean-claude pagano
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Pour ceux qui quelquefois, ne peuvent passer du temps pour retrouver le texte
Un petit extrait, À la recherche du temps perdu. Du côté de chez Swann, 1913.De Marcel Proust.
"II y avait déjà bien des années que, de Combray, tout ce qui n'était pas le théâtre et le drame de mon coucher, n'existait plus pour moi, quand
un jour d'hiver, comme je rentrais à la maison, ma mère, voyant que j'avais froid, me proposa de me faire prendre, contre mon habitude, un peu de thé. Je refusai d'abord et, je ne sais pourquoi,
me ravisai. Elle envoya chercher un de ces gâteaux courts et dodus appelés Petites Madeleines qui semblent avoir été moulés dans la valve rainurée d'une coquille de Saint-Jacques. Et bientôt,
machinalement, accablé par la morne journée et la perspective d'un triste lendemain, je portai à mes lèvres une cuillerée du thé où j'avais laissé s'amollir un morceau de madeleine. Mais à
l'instant même où la gorgée mêlée des miettes du gâteau toucha mon palais, je tressaillis, attentif à ce qui se passait d'extraordinaire en moi. Un plaisir délicieux m'avait envahi, isolé, sans
la notion de sa cause. II m'avait aussitôt rendu les vicissitudes de la vie indifférentes, ses désastres inoffensifs, sa brièveté illusoire, de la même façon qu'opère l'amour, en me remplissant
d'une essence précieuse : ou plutôt cette essence n'était pas en moi, elle était moi."
Nous avons tous des souvenirs de notre enfance.
Mais nous en avons toujours un ou deux qui s'ancrent (s'encrent) dans notre mémoire plus que d'autres.
Quelle est pour vous, votre madeleine de Proust?
par jean-claude pagano
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Mercredi 21 novembre 2007
suite à mes interventions en communication et comme convenu, voici quelques uns des proverbes que
j'ai glané et que j'utilise:

Le mensonge donne des fleurs mais pas de
fruits.
Le vieil éléphant
sait où trouver de l'eau.
Lorsque tu ne sais pas où tu vas, regarde d'où tu viens.
La langue qui fourche fait
plus de mal que le pied qui trébuche.
On est plus le fils de son époque que le fils de son père.
Pour qu'un enfant grandisse, il faut tout un
village.
C'est au bout de
la vieille corde qu'on tisse la nouvelle.
par jean-claude pagano
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